Découverte du nord de Lanzarote

Passé les premiers jours de mise en place, nous avons commencé à prendre nos marques et à organiser notre séjour à Lanzarote. Béatrice a pris contact avec un centre de plongée qui lui avait été recommandé, Aquasport Diving, à Puerto del Carmen, à une vingtaine de km au sud d’Arrecife. Une première plongée de reprise le 21 au matin la replonge, si je puis dire, dans son élément favori !

La journée est belle, nous grignotons un petit truc rapidement et partons faire un grand tour en voiture pour découvrir le nord de l’île. Destination Mirador del Rio, à la pointe nord de Lanzarote pour avoir une vue imprenable sur La Graciosa. Ensuite, retour en traversant l’île, et un stop à Cueva de las verdes. Une petite centaine de kilomètres dans un paysage inattendu. La route, la LZ-10, est en parfait état, comme presque partout aux Canaries. Les identifications sont faciles à comprendre. LZ pour LanZarote. 10 (deux chiffres) indique une route comparable à une nationale en France. Un seul chiffre indiquerait une autoroute, et trois chiffres identifient les routes secondaires, parfois pitoresques et d’accès hasardeux.
La LZ-10, aux abords de Vega de Tahiche

Nous longeons un paysage désertique, rocailleux, allant du beige au noir en passant par l’ocre et toutes les teintes de marron. L’île est volcanique : elle ne s’en cache pas. De proche en proche un vestige de cratère émerge, entaillé de terrasses dédiées aux cultures. Ce sera un point commun à tout l’archipel : les travaux des hommes pour aménager le paysage et le doter de capacité agraires. Travaux titanesques parfois…

Rien ne pousse en cette saison...

Parfois la route coupe un cratère, longe des falaises, tranche dans la roche : les travaux peuvent sembler impressionnants sur cette petite île peuplée d’à peine 150.000 habitants. Le croisement des voitures requière ainsi une précaution à laquelle nous n’étions plus habitués. Ce à quoi il convient d’ajouter les nombreux cailloux, gravats et même quelques rochers qui tombent sur la route : on comprend alors pourquoi Cicar impose à ses clients une assurance tous risques sans franchise !

La lecture des tranches de roche décrit ici les coulées pyroclastiques qui ont recouvert Lanzarote dans les temps anciens.

Avec surprise, nous découvrons par endroits des carrés de terre cultivée. Terre, c’est peut-être un bien grand mot tant il semble s’agir d’un substrat sableux qui ne paraît pas de prime abord propice à l’agriculture. Mais nous sommes sur un sol volcanique, riche en minéraux et très fertile : nous en aurons une preuve éclatante en visitant les luxuriantes autres îles des Canaries.

Un coin de terre cultivée. Haricots ? Pommes de terre ?

Après une petite heure de route sans précipitation, nous arrivons au Mirador del Rio, à l’extrême nord-ouest de Lanzarote. La vue sur La Graciosa est magnifique : quel dommage que nous n’ayons pas pu y passer quelques jours…

Le site est l’un des nombreux sites touristiques aménagés de l’île. La “signature” de César Manrique y est bien présente.

Une dizaine de minutes nous séparent du site touristique suivant : Cueva de los verdes. C’est une petite portion aménagée du plus long tunnel de lave connu au monde. Une visite étonnante et une surprise : un tunnel de lave immergé dans une eau absolument cristaline !

Il est temps maintenant de rentrer à la marina pour l’apéro et un bon petit repas. Demain, repos, et après-demain plongée pour tous les deux, et visite de l’ouest de Lanzarote…

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À méditer…

Partir loin et s’apercevoir au retour que tout a changé procure une sorte de sentiment magique.

Kate Douglas Wiggin