Avril 2022

Avril 2022

1er avril, matage de Ti’amā !

Un mois déjà que Ti’amā est sur l’eau, attendant son mât qui avait été endommagé dans son transport depuis Lorient. Et aujourd’hui, c’est le grand jour !

Le mât a été “construit” par les gréeurs d’Agrément : installation des barres de flèche, passage des nombreux câbles, pose des antennes, passage des cordages divers, etc. Il est ensuite amené sur chariots à roulettes le long du quai sur lequel Ti’amā avait été mis à l’eau : le grutier est une nouvelle fois en place.

Il y a un peu de vent, mais comme me disent les gréeurs, si on ne mâte pas les bateaux quand il y a du vent, on n’aurait pas de voiliers en Bretagne !

L’opération dans son ensemble prendra la matinée, les voiles étant posées dans le reste de la journée.

À ce sujet, j’apprends que le mât en carbone pèse environ 300 kg tout équipé, ce qui est très léger.

19 avril : livraison administrative !

Depuis son matage, Ti’amā a reçu ses derniers équipements, ses voiles, a subi ses essais en mer, a été nettoyé de fond en comble : il est bon pour la livraison. La réception du catamaran a donc été faite le 19 avril, en présence de Julien. Nous sommes passés partout dans le bateau, pour vérifier la conformité avec la commande. Chaque anomalie possible a été notée et sera corrigée par le SAV. Mais désormais Ti’amā nous appartient, nous allons donc pouvoir commencer à nous y installer. Et il y a un monceau de choses à ranger !

Les clés de Ti’amā, tout un symbole d'une nouvelle vie qui commence

Quand on vous dit qu’il y a un monceau de trucs à ranger, on ne ment pas. Nous avions déménagé la plupart de nos affaires en 2019 lors de notre installation à Luxembourg. Ce qui restait dans la villa d’Assas, où nous avions habité et qui était désormais en vente, avait été donné autour de nous. Et, bien entendu, une partie de tout ça était venue charger Jasmin, puisque nous devions partir en tour du monde en juin 2020. Vous vous en souvenez peut-être, Jasmin était grand, disposait de vastes coffres : nous l’avions chargé à outrance !

Quand il fut mis en vente, au printemps 2022, il a fallu le vider entièrement : nous avions à cette occasion loué un vaste appartement sur La Grande Motte, qui nous permettait au passage de descendre régulièrement pour assister à la construction de Ti’amā.

Je doutais que tout ce que nous avions mis dans Jasmin rentre dans Ti’amā. Et le challenge était de taille. Mais finalement, nous en sommes venus à bout, même s’il a fallu longtemps pour que chaque chose trouve une place pertinente.

Ti’amā est beaucoup trop chargé, c’est vrai. Avec le temps, nous nous séparerons de choses qui nous semblent encore utiles ou nécessaires…

Pour ranger ou entasser tout ça, il a fallu être créatifs. La cabine “invités” à bâbord a vu son lit condamné à recevoir les fours solaires, vélos, patinettes, sacs et autres coussins en surnombre. La soute avant tribord a reçu un joli plancher amovible en lames de contreplaqué marine de 15 mm et de 25 cm de large, taillées par mes soins, afin de pouvoir stocker les stocks de produits d’entretien, l’outillage électrique portatif, les paddles, les affaires de plongée, etc.

26 avril : première sortie en mer

Nous bénéficions de 4 demi-journées en mer avec l’un des skippers professionnels d’Outremer pour prendre Ti’amā en main. C’est très peu tant il y a à apprendre : hisser et rentrer notre énorme grand-voile de 104 m², là où sur Jasmin, elle était simplement enroulée dans le mât ; prises de ris, là où sur Jasmin, il suffisait de l’enrouler un peu dans le mât ; établir nos voiles additionnelles que sont le Code 0, le grand gennaker de descente ou le spi symétrique de brise. Sans compter les manœuvres de port pour déplacer, amarrer ou libérer un tel catamaran !

Autant de choses que nous aurons à pratiquer souvent pour les assimiler !

Mais la première chose que nous apprécions, c’est la vélocité de notre beau catamaran, pourtant déjà plein de partout !

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À méditer…

Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues…

Joseph Kessel